La ville de La Haye aux Pays-Bas pourra désormais accueillir plus souvent des passionnés de l’underground. Le Het Magazijn vient de recevoir le meilleur argument marketing pour un club, la licence 24 heures.

Pour les habitants les plus téméraires de la capitale des Pays-Bas, il fallait se rendre dans les villes d’Amsterdam et Rotterdam en train le soir pour étancher leur soif de BPM… avant de revenir de la même façon, complètement lessivés d’avoir dansé toute la nuit corps et âme. Le 6 juillet, tout va changer pour les clubbeurs de La Haye. Avec l’ouverture du Het Magazijn, et sa licence 24 heures toute neuve, la ville n’aura plus rien à envier à ses voisines qui profitent déjà de cet avantage depuis quelques temps.

D’une capacité de 150 personnes et équipé d’un sound-system Funktion-One, le club veut proposer de l’intimité et de la musique de qualité à une ville que la jeunesse qualifie de relativement calme, hormis les festivals et les rares boîtes de nuit qui ferment aux alentours de 4 h du matin. Le bâtiment du Het, appelé Kwantum, abritera le club dans son sous-sol, et le reste de l’immeuble sera dédié à l’espace Bleyenberg, où rooftop, bar, café et restaurant viendront compléter cet ancien magasin de papiers peints.Dans une interview accordée au site néerlandais 3voor12, les fondateurs Joris van der Poel et Arend Lakke justifient leur projet : « Ce dont La Haye a besoin, c’est d’un endroit où les gens viennent pour écouter de la bonne musique électronique. Pas juste pour boire une bière, mais aussi pour danser, se laisser aller, être eux-mêmes et vivre une expérience. » Une belle promesse pour l’avenir underground de la ville côtière.Pour l’instant, aucune programmation n’a été communiquée par le club. Tout ce que l’on sait, c’est que le Het Magazijn gèrera lui-même son line-up du samedi, et que le vendredi sera confié au District25, organisateur du Crave Festival, qui avait lieu ce week-end aussi à La Haye. Dans quelques mois, le club prévoit d’ouvrir également les jeudis. L’avantage sera donné aux DJ’s locaux, sans oublier de faire venir régulièrement des noms de la scène internationale.