L’aftermovie est sans nul doute la pièce maîtresse que tout bon festival publie après l’évènement pour capturer visuellement et clore avec brio l’atmosphère d’une année de travail, réunie en une succession de moments brefs, intenses et nostalgiques. Avec l’essor de cette scène et des technologies, les festivals investissent de plus en plus de temps et d’argent dans la réalisation de ces mini courts-métrages, qui en deviennent parfois de véritables chefs d’œuvres. Et en 2017, on se demande bien qui pourra détrôner celui du DGTL festival d’Amsterdam… 

Chaque année, les organisateurs du festival s’accordent un thème et se servent de ce support ludique pour en explorer la profondeur. Cette année : la Modularité, introduite par une voix doctorale et bienveillante qui nous invite à analyser le concept de sa viabilité grâce aux technologies modernes et à la cohésion sociale. Présente dans les systèmes électroniques, le concept s’étend dans les années 90 à l’architecture, au management et même à la nature, trois valeurs pensées et travaillées au corps par le DGTL festival et développées visuellement dans cet incroyable aftermovie. « Welcome to the stage », où les images et la bande son ne font qu’un : les puces d’un circuit imprimé se transforment soudain en immeubles, en conteneurs, en camions, jusqu’à bâtir l’ensemble du terrain qui a abrité l’édition 2017 et vous, ses visiteurs, ses danseurs, dont l’énergie participe à sa pérennisation.